Sécheresse à Saint-Laurent-du-Var : nouvelles restrictions d’eau jusqu’au 31 octobre 2026
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Sécheresse à Saint-Laurent-du-Var : nouvelles restrictions d’eau jusqu’au 31 octobre 2026

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Un arrêté préfectoral daté du 17 septembre 2026 impose de nouvelles restrictions temporaires des usages de l’eau sur l’ensemble de Saint-Laurent-du-Var. Le texte fait état d’une dégradation « rapide et critique » de la nappe au droit du champ captant des Pugets et vise à prévenir un risque de rupture d’approvisionnement en eau potable.

Cette mesure constitue une évolution locale importante par rapport au point général sur la sécheresse dans le Var et les Alpes-Maritimes publié fin août. Elle ne signifie pas qu’une coupure d’eau est annoncée. Elle impose en revanche des règles précises aux particuliers, copropriétés, entreprises, collectivités et exploitants afin de réduire les prélèvements.

Technicien contrôlant un compteur d’eau extérieur dans une résidence méditerranéenne à la fin de l’été

Ce que dit exactement l’arrêté du 17 septembre

L’arrêté préfectoral n° 2026-113 s’applique sur tout le territoire communal de Saint-Laurent-du-Var à compter de sa publication. Il reste en vigueur jusqu’au 31 octobre 2026 inclus, sauf abrogation anticipée si la situation hydrogéologique s’améliore durablement.

Le texte prévoit qu’une éventuelle levée des mesures dépendra notamment d’une remontée significative du niveau de la nappe observée pendant dix jours consécutifs. Une averse isolée ne suffit donc pas, à elle seule, à mettre fin aux restrictions.

L’administration motive sa décision par trois éléments :

  • la dégradation rapide et critique mesurée au champ captant des Pugets ;
  • le niveau préoccupant relevé au piézomètre P36, appareil qui mesure le niveau de la nappe souterraine ;
  • la part importante des prélèvements de Saint-Laurent-du-Var, estimée dans l’arrêté à environ 60 % des prélèvements effectués sur cette ressource.

Le préfet s’est substitué au maire pour prendre ces mesures après une mise en demeure du 21 août, rappelée le 7 septembre. Il s’agit d’un fait administratif exposé dans l’arrêté, sans incidence sur l’obligation de respecter les restrictions désormais applicables.

Quelles restrictions concernent les particuliers ?

Jardins, pelouses et espaces verts

L’arrosage des jardins potagers est interdit entre 8 h et 20 h. L’arrosage des pelouses, massifs fleuris et espaces verts est interdit, sauf exception encadrée pour de jeunes arbres ou arbustes plantés en pleine terre depuis moins de trois ans ; pour ces jeunes plants, l’interdiction s’applique entre 8 h et 20 h.

Ces exceptions ne doivent pas être interprétées comme une autorisation générale d’arroser. En cas de doute sur une parcelle ou sur l’origine de l’eau utilisée, il faut consulter l’arrêté et vérifier l’adresse sur le service officiel VigiEau.

Piscines privées

Le remplissage des piscines privées de plus de 1 m³ est interdit. Une exception est prévue pour un premier remplissage lorsque le chantier avait commencé avant le déclenchement des premiers stades de restriction. La mise à niveau demeure autorisée dans le texte du 17 septembre.

Les règles applicables aux piscines collectives sont différentes : leur remplissage est en principe interdit, avec des exceptions limitées, notamment pour un premier remplissage commencé avant le stade de vigilance ou pour un impératif sanitaire validé par l’Agence régionale de santé.

Lavage des véhicules et des surfaces

Le lavage d’un véhicule à domicile est interdit. Les stations de lavage restent soumises à des conditions différentes selon leur équipement de recyclage de l’eau et les programmes utilisés.

Le lavage à grande eau des voiries, terrasses, façades, toitures et autres surfaces imperméabilisées est également interdit. Le lavage sous pression peut rester autorisé lorsqu’il est réalisé par une collectivité ou une entreprise de nettoyage professionnel, conformément aux conditions de l’arrêté.

Cette distinction est importante : une façade sale, une terrasse poussiéreuse ou une toiture à entretenir ne justifie pas de contourner les restrictions. Une opération réellement nécessaire doit être évaluée et organisée avec une méthode compatible avec le texte en vigueur.

Fontaines, jeux d’eau et douches de plage

Les fontaines doivent être fermées, sauf fonctionnement en circuit fermé ou avec un bouton poussoir. Les jeux d’eau sont interdits hors exceptions liées à la santé publique ou aux équipements disposant d’un recyclage suffisant et de dispositifs de commande. Les douches de plage sont fermées, à l’exception des handiplages.

Quelles obligations pour les entreprises et gestionnaires ?

L’arrêté ne concerne pas seulement les usages domestiques. Il prévoit notamment :

  • une réduction de 40 % de certains prélèvements ou consommations pour les usages industriels, artisanaux et commerciaux ;
  • des dispositions spécifiques pour les installations classées, avec registre journalier à tenir à disposition des services de contrôle ;
  • une réduction de 30 % pour certains usages agricoles, en plus de restrictions horaires ;
  • des règles particulières pour les canaux d’arrosage, pouvant aller jusqu’à une réduction de 40 % du débit autorisé ou à des périodes de fermeture ;
  • un encadrement renforcé de l’arrosage des terrains de sport, golfs et espaces verts.

Les entreprises disposant déjà d’un plan de sobriété hydrique ou de prescriptions spécifiques peuvent relever d’adaptations prévues par le texte. Elles ne doivent pas appliquer seules une interprétation favorable : les éventuelles adaptations doivent correspondre au cadre administratif applicable à leur activité.

Les syndics et gestionnaires ont intérêt à informer clairement les occupants et les prestataires. Une consigne écrite évite qu’un jardinier, une entreprise d’entretien ou un occupant utilise de l’eau en méconnaissance des nouvelles règles. La page dédiée aux syndics et gestionnaires de copropriété présente le périmètre d’accompagnement de Solutions Après Sinistre pour les désordres techniques et les sinistres du bâti.

Fuite d’eau et restrictions : deux sujets à ne pas confondre

Les restrictions portent sur la préservation de la ressource. Elles ne permettent pas de conclure qu’une trace humide, une baisse de pression ou une consommation anormale provient de la nappe ou du réseau public.

Dans un bâtiment, une consommation inexpliquée peut avoir plusieurs causes : robinet ou chasse d’eau défectueuse, fuite sur une canalisation enterrée, réseau encastré endommagé, arrosage automatique mal réglé ou compteur alimentant un équipement oublié.

Si le compteur continue de tourner alors que tous les usages connus sont arrêtés, il faut rechercher l’origine de la consommation. Le pôle recherche de fuite et diagnostics peut intervenir sur les réseaux et les pathologies d’humidité relevant de son champ de compétence. Une recherche de fuite non destructive vise à localiser la perte sans ouvrir les revêtements au hasard.

Lorsque la fuite est identifiée et accessible, la réparation du réseau endommagé peut ensuite être organisée selon la nature de la canalisation et les responsabilités en présence.

Solutions Après Sinistre n’administre pas le réseau public, ne décide pas des restrictions et ne délivre pas de dérogation. SAS intervient sur les sinistres, fuites, diagnostics d’humidité, réparations et remises en état relevant de ses métiers dans les Alpes-Maritimes et le Var.

Contrôles et sanctions prévus

L’arrêté indique que les infractions peuvent être constatées par les agents habilités de la DDTM, de l’Office français de la biodiversité, de la Gendarmerie ou de la Police nationale. Elles relèvent des contraventions de cinquième classe prévues par l’article R. 216-9 du Code de l’environnement.

Il est donc préférable de vérifier la règle avant une opération consommatrice d’eau, même si celle-ci paraissait habituelle avant le 17 septembre. Les restrictions peuvent aussi être modifiées ou levées avant le 31 octobre : seule la version officielle en vigueur fait foi.

Les erreurs à éviter

  • Se fier à une ancienne carte départementale sans tenir compte de l’arrêté spécifique à Saint-Laurent-du-Var.
  • Confondre une journée sans pluie avec une alerte météo : la décision repose ici sur le niveau de la nappe souterraine.
  • Remplir une piscine ou laver un véhicule à domicile en pensant que les règles ne concernent que l’arrosage.
  • Reporter la recherche d’une consommation anormale alors qu’une fuite peut gaspiller de l’eau et endommager le bâtiment.
  • Déduire d’une tache d’humidité que le réseau public est en cause, sans diagnostic du bâtiment.
  • Considérer qu’une pluie ponctuelle lève automatiquement les restrictions.

Questions fréquentes

Les restrictions signifient-elles qu’une coupure d’eau est prévue ?

Non. L’arrêté vise précisément à prévenir un risque de rupture d’approvisionnement. Il ne programme pas de coupure, mais décrit une situation suffisamment préoccupante pour imposer une réduction des usages.

Les mesures concernent-elles toute la commune ?

Oui. L’article 2 précise qu’elles s’appliquent sur l’ensemble du territoire de Saint-Laurent-du-Var.

Jusqu’à quand l’arrêté est-il valable ?

Jusqu’au 31 octobre 2026 inclus. Il peut toutefois être abrogé plus tôt si l’amélioration de la nappe est suffisamment durable, notamment sur dix jours consécutifs.

Comment connaître la règle applicable à une adresse précise ?

Consultez VigiEau et l’arrêté publié sur le site de la préfecture des Alpes-Maritimes. Pour un usage professionnel ou un cas particulier, rapprochez-vous du service compétent plutôt que de vous fier à une interprétation générale.

Que faire si une fuite est suspectée dans l’immeuble ?

Documentez la consommation anormale, vérifiez les équipements accessibles sans démontage et faites rechercher l’origine. Dans une copropriété, informez rapidement le syndic afin de déterminer si la canalisation est privative, commune ou située en amont du compteur.

À retenir

Depuis le 17 septembre 2026, Saint-Laurent-du-Var fait l’objet de restrictions temporaires spécifiques en raison de la situation critique de la nappe des Pugets. Les mesures portent notamment sur l’arrosage, les piscines, le lavage des véhicules et surfaces, ainsi que sur plusieurs usages professionnels. Elles restent applicables jusqu’au 31 octobre, sauf évolution officielle.

Pour les occupants et gestionnaires, la priorité consiste à respecter les usages interdits, informer les prestataires et faire traiter toute consommation anormale. La restriction administrative et le diagnostic d’une fuite sont deux démarches distinctes, mais elles répondent au même impératif : éviter de perdre une ressource devenue particulièrement vulnérable.

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