Inondations des 19 et 20 octobre : 19 communes du Var reconnues en catastrophe naturelle
Un arrêté interministériel du 27 octobre 2026, publié au Journal officiel le 29 octobre, reconnaît l'état de catastrophe naturelle dans 19 communes du Var pour les inondations et coulées de boue survenues du 19 au 20 octobre 2026.
Cette reconnaissance est une étape administrative importante pour les sinistrés. Elle peut permettre la mobilisation de la garantie catastrophe naturelle lorsque le bien est assuré et que les dommages matériels directs correspondent au phénomène et à la période retenus. Elle ne rend toutefois pas automatique l'indemnisation de tous les dégâts : les garanties et les conditions du contrat restent applicables.
Les 19 communes du Var concernées
L'annexe de l'arrêté cite les communes suivantes :
- Bandol ;
- Cabasse ;
- Claviers ;
- Correns ;
- Gonfaron ;
- Grimaud ;
- La Seyne-sur-Mer ;
- Le Castellet ;
- Le Plan-de-la-Tour ;
- Le Thoronet ;
- Les Arcs ;
- Lorgues ;
- Montfort-sur-Argens ;
- Roquebrune-sur-Argens ;
- Saint-Antonin-du-Var ;
- Saint-Cyr-sur-Mer ;
- Saint-Tropez ;
- Sainte-Maxime ;
- Vidauban.
Pour ces 19 communes, le phénomène reconnu est « inondations et coulées de boue » et la période retenue va du 19 au 20 octobre 2026. L'arrêté précise que l'intensité anormale de l'événement a été caractérisée à partir de cumuls de précipitations présentant une période de retour au moins décennale.
Attention au cas de Bandol
Bandol figurait déjà dans un précédent arrêté publié le 23 octobre 2026, mais pour des inondations et coulées de boue survenues le 25 juillet 2026. Le nouvel arrêté concerne un autre événement, celui des 19 et 20 octobre 2026. Si les deux épisodes ont causé des dommages différents, les dates, preuves et références administratives doivent rester clairement séparées dans les échanges avec l'assureur.
Pour comprendre la précédente reconnaissance, consultez l'article consacré à Gars, Levens et Bandol reconnues en état de catastrophe naturelle.
Quel délai pour déclarer ou compléter le sinistre ?
Le Code des assurances prévoit une déclaration dès que l'assuré a connaissance du sinistre et, au plus tard, dans les 30 jours suivant la publication de l'arrêté. Pour cet arrêté publié le 29 octobre 2026, l'échéance correspond au 28 novembre 2026.
Il est préférable de ne pas attendre cette date. Même si le dossier a déjà été ouvert après les intempéries, transmettez rapidement à l'assureur :
- la référence de l'arrêté du 27 octobre 2026, NOR INTE2628736A ;
- l'adresse exacte du bien sinistré ;
- la date des dommages et la chronologie des faits ;
- le numéro du dossier déjà attribué, le cas échéant ;
- des photographies et vidéos datées ;
- un inventaire des biens et parties d'immeuble touchés ;
- les factures, devis, constats et rapports techniques disponibles.
Si vous n'avez encore rien déclaré, contactez votre assureur sans attendre la fin des devis ou le passage d'un expert. La reconnaissance CatNat ne remplace pas la déclaration individuelle.
Après l'inondation : les vérifications techniques utiles
Documenter avant de nettoyer ou de déposer des matériaux
Photographiez les hauteurs d'eau, les traces de boue, les revêtements décollés, les meubles atteints et les équipements endommagés. Conservez une vue d'ensemble puis des vues rapprochées. Si un objet doit être évacué pour des raisons de sécurité ou de salubrité, demandez à l'assureur la marche à suivre et gardez des preuves aussi complètes que possible.
Rechercher l'humidité qui ne se voit plus
Lorsque le sol paraît sec, de l'eau peut encore rester sous une chape, dans un doublage, un isolant ou au pied d'une cloison. Une odeur persistante, une plinthe gonflée, une peinture qui cloque ou un dépôt blanchâtre peuvent signaler une humidité résiduelle.
Le pôle assèchement technique après dégât des eaux de SAS intervient pour mesurer l'humidité, définir un dispositif adapté et suivre l'évolution avant remise en état. Ces contrôles techniques ne déterminent pas la garantie d'assurance, mais ils peuvent objectiver l'état des matériaux et éviter de refermer trop tôt un support encore humide.
Distinguer nettoyage, décontamination et réparation
Une eau chargée de boue, d'eaux usées ou de contaminants ne se traite pas comme une simple fuite d'eau propre. Selon l'exposition, un nettoyage technique et une décontamination peuvent être nécessaires avant l'assèchement ou la remise en état. SAS propose notamment une décontamination après incendie ou dégât des eaux lorsque la situation relève de ses prestations.
La séquence doit être cohérente : sécuriser, documenter, retirer l'eau et les boues, nettoyer ou décontaminer si nécessaire, mesurer l'humidité, assécher, contrôler, puis réparer.
Les erreurs qui compliquent souvent le dossier
- Confondre la période reconnue avec une autre intempérie. L'arrêté vise uniquement les 19 et 20 octobre 2026.
- Attendre le dernier jour pour déclarer. Un dossier peut être complété ensuite ; le signalement initial ne doit pas être retardé par l'absence d'un devis définitif.
- Jeter les biens ou déposer les revêtements sans preuve. Photographiez et inventoriez avant toute évacuation, sauf urgence de sécurité.
- Repeindre ou refermer un doublage encore humide. Une surface sèche au toucher ne prouve pas que les couches cachées le sont.
- Présenter comme certaine une cause non vérifiée. Décrivez les faits observés ; un constat technique doit établir ce qui relève de l'inondation, d'une fuite ou d'un défaut antérieur.
Comment SAS peut intervenir sans se substituer à l'assureur
Solutions Après Sinistre intervient dans le Var et les Alpes-Maritimes sur les conséquences techniques d'un sinistre : diagnostic d'humidité, mesures conservatoires, assèchement, décontamination, remise en état et coordination. Son pôle gestion globale et maîtrise d'œuvre peut structurer les constats et coordonner les étapes relevant de ses prestations.
Pour les syndics, gestionnaires et dossiers complexes, le service d'accompagnement assurances et syndics facilite la transmission des éléments techniques. La décision de garantie, la franchise et le montant de l'indemnisation restent du ressort de l'assureur et du contrat.
FAQ
Ma commune est reconnue : suis-je automatiquement indemnisé ?
Non. Le bien doit être couvert par un contrat incluant la garantie catastrophe naturelle, et les dommages doivent avoir pour cause directe le phénomène reconnu pendant la période indiquée. L'assureur examine ensuite le dossier selon le contrat.
J'ai déjà déclaré le sinistre après le 20 octobre : dois-je refaire une déclaration ?
En général, il faut surtout compléter le dossier existant avec la référence de l'arrêté et le numéro de sinistre. Demandez à l'assureur le canal à utiliser et conservez la preuve de l'envoi.
Ma commune ne figure pas dans la liste : que faire ?
Déclarez tout de même les dommages à votre assureur dans les délais contractuels et renseignez-vous auprès de la mairie. Une demande communale peut être encore en cours d'instruction, mais une reconnaissance ultérieure n'est pas garantie.
Puis-je commencer les mesures conservatoires avant l'expertise ?
La sécurité et la limitation de l'aggravation restent prioritaires. Documentez la situation, informez l'assureur et demandez ses consignes avant les travaux irréversibles. Les interventions urgentes et leur justification doivent être traçables.
À retenir
L'arrêté publié le 29 octobre 2026 ouvre une nouvelle étape pour les sinistrés des 19 communes varoises reconnues au titre des inondations des 19 et 20 octobre. Vérifiez la commune, le phénomène et les dates, signalez ou complétez le sinistre sans attendre, puis conservez une chronologie claire des preuves et des interventions. Une remise en état durable commence par un diagnostic des matériaux et un séchage contrôlé, pas par le masquage des traces visibles.